Avec la crise, la plupart des Belges ont choisi de placer leur argent sur un compte-épargne. Malgré des taux d’intérêt très bas, il n’y a jamais eu autant d’argent sur les comptes-épargne. La Banque nationale a récemment annoncé que le montant placé dans l’épargne en Belgique s’élève à 230 milliards d’euros !

Une baisse du pouvoir d’achat

La raison de cette fuite massive vers le compte-épargne ? L’insécurité économique, bien entendu. Les effets de la crise se font sentir : on enregistre un nombre spectaculaire de faillites, tandis que de plus en plus de personnes se retrouvent au chômage. Quoi qu’il en soit, le compte-épargne n’a jamais connu un taux d’intérêt aussi bas. En outre, qui dit argent sur un compte-épargne dit aussi baisse du pouvoir d’achat. Mais les banques n’en enregistrent pas moins, par rapport à l’année passée, une augmentation de 9% du capital placé par le Belge sur son compte-épargne. Ce qui revient à la somme astronomique de 17 milliards d’euros. Les banques, qui naviguaient en eaux troubles depuis la crise de 2008, se frottent à nouveau les mains.

Le compte-épargne fait un carton dans toutes les banques

La prudence semble être inscrite dans l’ADN des Belges. Aujourd’hui, il n’est plus question pour le Belge de prendre des risques en spéculant sur les cours boursiers. Cette prudence économique est une aubaine pour les banques, aussi bien grandes que petites. Pour vous donner une idée :

  • BNP Paribas Fortis (leader du marché): augmentation de 3,9 à 57,8 milliards d’euros à la fin de l’année 2012.
  • Belfius: hausse de 10% pour le compte-épargne.
  • Argenta: augmentation de 2,1 milliards d’euros pour le capital placé sur le compte-épargne (pour un Total de 18,9 milliards).
  • Rabobank.be (la plus grande banque sur internet du pays): l’épargne augmente de 37 pour cent, atteignant ainsi 7,13 milliards d’euros.

Simplifier les formules d’épargne

En marge de ces chiffres, des voix s’élève dans le gouvernement belge pour plus de transparence des comptes-épargne. Le Ministre des Consommateur, Johan Vande Lanotte, plaide pour un maximum de quatre formules par banque. Ceci afin d’aider le consommateur à s’y retrouver dans le dédale des formules d’épargne.