Le principe du time-sharing est simple : plutôt que d’acheter une résidence secondaire en pleine propriété, vous acquérez le droit de l’occuper chaque année, durant une ou plusieurs semaines. De plus en plus de familles optent pour cette formule de vacances. Voici les avantages et inconvénients du time-sharing !

Avantages : l’argent en plus, les soucis en moins

Le time-sharing présente deux grands avantages, l’un financier, l’autre organisationnel.

D’une part, vous n’avez plus besoin d’acheter une maison ou un appartement pour quelques jours de vacances par an. Un logement de vacances coûte environ 5.000 à 20.000 euros, en fonction de la saison. Pour plus de flexibilité, les sociétés de time-sharing permettent généralement aux propriétaires de time-sharing d’échanger leurs parts entre eux, lors de bourses d’échange. Vous pouvez ainsi échanger votre logement ou votre période de vacances avec une autre famille. Pour plus de facilité, un système de points a vu le jour, qui vous permet d’acheter des points et de les échanger contre un logement.

D’autre part, et les propriétaires d’une résidence secondaire le savent, acheter une maison de vacances apporte son lot de soucis durant toute l’année, ne serait-ce que pour l’entretien. Ici aussi, le time-sharing apporte une solution idéale, puisque vous n’avez plus à vous soucier de l’entretien de la maison ou de l’appartement. En outre, les logements de vacances en time-sharing se trouvent souvent dans des complexes de type clubs. Vous pouvez ainsi bénéficiez de l’ensemble des infrastructures, pour des vacances de tout confort.

Inconvénients : gare aux arnaques

Si le time-sharing peut sembler de prime abord extrêmement intéressant, il faut néanmoins avoir conscience des inconvénients qu’il présente. À commencer par les nombreux frais s’ajoutant au prix d’achat, à savoir les frais de gestion et d’entretien, assurances, taxes et honoraires du gérant. Bien des promoteurs omettent de stipuler ces frais, à la grande surprise de l’acheteur qui, finalement, se voit contraint de payer plus que ce qu’il ne pensait.

Notons également les techniques marketing douteuses employées par des promoteurs immobiliers sans scrupules, qui n’hésitent pas à inventer des concours dont ils décernent la première place à leurs clients potentiels. Après une heure de champagne et de ristournes exceptionnelles, il n’est pas rare de voir des contrats signés sans lecture préalable. Pour éviter cela, la Communauté européenne impose depuis 1994 que le contrat soit rédigé dans la langue de l’Etat du consommateur et qu’il mentionne toutes les informations nécessaires (charges, système d’échange, etc.). Sachez également que, en tant qu’acquéreur, la loi belge prévoit un droit de renonciation à l’achat endéans les quinze jours, et ce, sans avoir à payer d’acompte ou d’indemnités.

Mais la prudence reste de mise : en Belgique, 80% des contrats de time-sharing se signent en Espagne. Sauf mention contraire, c’est alors  la loi espagnole qui est d’application pour le contrat. Or, tout comme la législation européenne, la loi espagnole prévoit une durée du droit de rétractation de dix jours seulement.

Source : site du SPF Finances.