Neige au printemps, soleil en hiver, tempêtes ou canicules en été… Notre Pays est bien connu pour ses variations de température et ses intempéries soudaines. Mais à l’heure des économies d’énergie, comment faire pour adapter son logement au climat et limiter les dépenses énergétiques ?

Panneaux solaires, pompe à chaleur, sunscreen… il existe aujourd’hui bien des moyens de se chauffer ou, au contraire, de se protéger de la surchauffe sans consommer d’énergie. Julie Gotal, du département recherche et développement de Maisons Blavier, nous aide à faire le point.

Panneaux photovoltaïques ou thermiques ?

Entre les panneaux photovoltaïques et les panneaux thermiques, comment savoir que choisir ? Si le panneau solaire thermique produit de la chaleur utilisable pour produire de l’eau chaude sanitaire (ou chauffer une piscine), le panneau photovoltaïque, lui, produit de l’électricité.

Selon J. Gotal, l’avantage du panneau thermique est qu’il nécessite une plus petite surface. « Pour assurer l’eau chaude sanitaire d’un ménage de 4 personnes, il faut compter 2 à 4m2 de panneaux. Du côté du photovoltaïque, il faut plutôt 20m2 pour chauffer une habitation moyenne via une pompe à chaleur ». De plus, niveau prix, une installation thermique commence à plus ou moins 4.000 euros, alors qu’une installation photovoltaïque tourne, elle, autour de 14.000 euros (hors primes).

Toutefois, « le meilleur choix, c’est une pompe à chaleur avec des panneaux photovoltaïques », nous dit Julie Gotal. « Mais tout le monde n’a pas le budget pour commencer avec ça ».

Economies d’énergie: les atouts de la pompe à chaleur

La pompe à chaleur est une technique en vogue, qui constitue un investissement assez conséquent mais qui permet, par la même occasion, de faire des économies d’énergie.

Ce type d’installation consiste à aller chercher l’énergie à l’extérieur, dans l’eau (hydrothermique), dans l’air (aérothermie) ou dans le sol (géothermie), et de la changer en chaleur pour l’amener dans le bâtiment. « C’est le fonctionnement inverse du frigo ».

« La pompe hydrothermique est la solution la plus compliquée. On ne l’exclut pas, mais c’est peu demandé et compliqué. L’aérothermie, elle, est la solution la plus facile. On peut la mettre en œuvre partout. Seul ennui: l’esthétique ».

Ce que Maisons Blavier fait le plus souvent, « c’est une pompe à chaleur couplée à un chauffage par le sol, et des ventilo-convecteurs électriques à l’étage ». Cela permet aux constructions de rester dans un système basse température.

Et en été ? Comment se préserver de la chaleur sans airco ?

Une pompe à chaleur peut servir à rafraîchir l’habitation en été. Le problème est que « cela n’aura pas le même effet qu’un airco classique et la consommation énergétique s’en ressentira souvent », prévient Julie Gotal. Comment, dès lors, préserver les bâtiments de surchauffe ?

  • Avec une bonne ventilation.
  • Avec un bon ombrage, provenant soit de la végétation environnante, d’une habitation voisine ou d’un élément architectural tel qu’un débord de toiture, une pergola…
  • Avec des écrans solaires de type “sunscreen” ou à lamelles, placés à l’extérieur du vitrage.
  • Enfin, avec des vitrages spéciaux 4 saisons.

Quelle que soit la solution retenue, parlez-en dès le début du projet avec votre entrepreneur/architecte.