Annelies, rédactrice iMaison, s’apprête à rénover sa maison. Dans cette colonne pétillante, elle vous raconte ses aventures et vous donne des trucs & astuces pour une rénovation de maison réussie. Après la démolition de la maison, place au gros œuvre !

Hey ho, hey ho, je me rends au boulot!

Samedi matin, je me suis réveillée en sursaut. J’ai sauté dans mes vêtements de travail, avant d’attraper une tartine au vol. Pleine d’entrain, je me suis rendue en sifflotant jusqu’à ma (future) petite maison. Une bonne journée de travail m’attendait ! J’ai fait mine de ne pas voir les regards courroucés des clientes lorsque je suis entrée dans le supermarché, vêtue dans mon vieux jogging Adidas, pour acheter un pack de Jupiler, à neuf heures du matin. Mais elles ne savent pas qu’aujourd’hui j’ai une équipe de costauds qui viennent me prêter main forte pour le gros œuvre de démolition !

Tout le monde à son poste: les travaux de démolition continuent

A ma grande surprise, tout le monde est arrivé pile à l’heure ce matin ! Nous étions huit à nous lancer dans une journée de gros œuvre pas piquée des vers. Une tornade destructrice a soufflé à travers la cave, laissant un nuage de fumée derrière elle. Faux plafonds, murs en gyproc, armoires et sanitaires n’y ont pas survécu.

Certains d’entre nous avaient pensé naïvement qu’une journée serait suffisante pour enfoncer une porte, enlever une armoire en bois et faire la guerre aux vieux panneaux et tuyaux en plastique. Mais, comme toujours avec le gros œuvre, nous avions sous-estimé l’ampleur de la tâche.

Pour vous dire, j’ai retrouvé un savon Sunlight sous une garde-robe. Jusque là rien d’extraordinaire, me direz-vous. Ce qui est plus étonnant, c’est qu’il était écrit sur l’emballage que « 200.000 francs seront payés à qui prouvera que le savon fabriqué par les Savonneries LEVER FRERES Bruxelles contient une falsification nuisible quelconque ». C’est vous dire le temps que ce savon a passé dans la cave !

Un mille-feuille de papier-peint

Pendant que les hommes menaient une lutte sans merci avec les travaux dans la cave, je me suis faufilée jusque dans la plus petite chambre pour en retirer les restes de papier peint. Ce fut loin d’être une sinécure ! Armé d’une spatule et de produit « enlèv papiers-peints » de Perfax, j’ai gratté pas moins de sept couches de papier peint. Jusqu’à ce que, ô miracle, des carrelages commencent à apparaitre ! Ou plutôt ce que je croyais être des carrelages : c’était en réalité du papier peint en imitation carrelages. Et il ne semblait pas décidé à partir, le bougre ! Et en-dessous, attention… encore une couche de papier-peint imitation carrelage ! Enfer et damnation!

Les sages conseils d’un vieux menuisier

Mon grand-père est venu voir l’avancement des travaux ce week-end. Du haut de ses 81 ans, cet ancien menuisier a des dizaines de maisons neuves et rénovations à son palmarès. Et il a encore une force de cheval! Nous avons eu droit à un tonnerre de critiques devant nos sacrilèges de novices en matière de gros œuvre.

Il a commencé par enlever les vis rouillées des portes en bois, de manière à ce que nous puissions enlever ces dernières de leur cadre. Bien plus facile pour poncer les portes et continuer les travaux sans risquer de les abîmer ou de les tâcher. Ensuite, armé de sa scie, il a séparé la double porte de la salle à manger, collée par la peinture.

Une chose est sûr, mieux vaut suivre les conseils du sage à la barbe blanche, même s’ils représentent plus de travail.

Creuser le sol de la cave pour vérifier l’état des conduites intérieures, poser l’isolation de sol dans la salle à manger et la cuisine… il nous reste encore du pain sur la planche ! Heureusement, nous avons de l’énergie et de l’enthousiasme à revendre !

À la semaine prochaine !

Annelies